Budget 2016

Le reflet d‘un manque de vision à long terme, mais aussi des erreurs du passé

Le budget de la ville d’Angers a été présenté au conseil municipal du 29 mars 2016.

Un effort important est porté sur la voirie, qui a fait l’objet d’un sous-investissement durant les mandats précédents, comme en témoigne le très mauvais état des routes à Angers.

Par ailleurs, des dépenses nouvelles apparaissent pour compenser le désengagement du département de Maine-et-Loire : subventions affectées à l’enfance et à la prévention spécialisée, contribution au Festival d’Anjou, investissement dans le parc du végétal Terra Botanica. Rappelons qu’en 2014, après 10 années passées aux commandes du Conseil Général, le Maire d’Angers a laissé, à son successeur, un parc du végétal où « tout était à reprendre de A à Z ». De plus, le département était dans un état de « coma financier ». Ces transferts de charges auront au moins permis d’éviter le « coma dépassé ».

Même si les dépenses de fonctionnement de la ville ont été stabilisées, au prix, il est vrai, de quelques baisses de subventions aux associations, il aurait été opportun de reporter des projets très coûteux comme la nouvelle patinoire et l’aménagement des rives de la Maine. Avec de tels investissements, le maire affiche sa volonté de faire  « rayonner la ville d’Angers », oubliant le fait, qu’elle fait partie des 250 villes de plus de 10000 habitants les plus pauvres de France, et bénéficie d’ailleurs à ce titre d’aides spécifiques de l’Etat.

Dans un tel contexte, qu’en sera t-il de la 2ème ligne de tramway ? Elément structurant de l’agglomération, essentiel pour le développement économique, son lancement est annoncé pour 2019. Mais il n’existe aucune marge de manœuvre financière, ni à la ville d’Angers, ni à l’agglomération, pour sa réalisation.

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Report du tramway

Report de la seconde ligne de tramway : un manque d’ambition et de détermination

Après plusieurs mois de tergiversations, les élus de l’agglomération ont décidé de reporter la réalisation de la 2ème ligne de tramway. Il est cruel de constater, qu’il faudra attendre encore plusieurs années pour voir le tramway desservir les quartiers de Belle-Beille et Monplaisir, alors qu’il traverse des zones vides, au nord d’Angers, pour rejoindre Avrillé.

Le président de l’agglomération et maire d’Angers, qui répétait à la rentrée qu’il « ferait ce qu’il a dit pendant la campagne 2014 » a donc parlé trop vite. Il a d’abord lancé dans la précipitation une nouvelle patinoire et l’aménagement des rives de la Maine, « pour faire rayonner » Angers. Il s’aperçoit maintenant, que les finances de la ville et de l’agglomération ne permettront pas de réaliser la seconde ligne de tramway, sans une augmentation importante des impôts.

Ce n’est pourtant pas une surprise pour Servir Angers. Nous avons dit clairement en 2014, que la seconde ligne de tramway, était le seul projet d’envergure réalisable dans ce mandat, pour des raisons budgétaires. Or cette infrastructure aurait dû être réalisée rapidement, car un réseau de transport en commun efficace est essentiel pour le développement économique et la création d’emplois, qui est la priorité de Servir Angers ; la même que celle affichée par l’équipe en place ?

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Biopole

« Biopole : le désastre annoncé… par Laurent Gérault »

Laurent Gérault a alerté à plusieurs reprises : le procédé de tri mécano-biologique des ordures ménagères, utilisé à Biopole, s’il est séduisant sur le papier, pose des problèmes de mise en œuvre insurmontables.

Les résultats de l’exploitation de Biopole ne font que confirmer, ce qui avait été annoncé dès 2007 : ce type d’usine crée des nuisances olfactives. De plus, alors que ce centre devait permettre le recyclage d’une partie des ordures ménagères, le compost, qui en sort, s’avère  inutilisable.

Sur ce projet, l’ancienne équipe socialiste et écologiste, qui promettait une valorisation maximale des déchets, a fait preuve d’idéalisme. Elle a également fait preuve d’amateurisme, en ne choisissant pas le constructeur de Biopole, comme exploitant du centre de traitement, favorisant ainsi le renvoi des responsabilités entre les protagonistes.

L’arrêt du centre et les procédures juridiques lancées par le nouveau conseil communautaire d’Angers, auront un coût malheureusement très élevé, tous cela aux frais des contribuables.

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